2015-2017

Les Héroïdes Travail en cours Work in progress aquarelle sur papier, 30x42cm watercolour on paper , texte Les Héroïdes content les exploits de Z H Chauderlot durant les Guerres Pénéenes, par l'image et par le texte. Elles ne s'achèveront pas. On y voit les héros et les grands actes qui marquèrent ce siècle, auxquels prit part Z H Chauderlot.
 
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Après que fut blessée par Arai Sargon Z H Chauderlot (d'une balle à la mire bien calibrée qui fit de trois éclats trois marques en forme de croix à son genoux), elle fut transporté par un brouillard de guerre fortuit loin du champ de bataille.
Terrible et sanguinaire soldat! Maître des chocs des armées de Pénée, grand parmi les grands, dont la fureur de vaincre égalait son pouvoir destructif. De toutes les armes à lames bien affûtées ou à poudre bien tassée, aucune n'échappait à ses arts. Ainsi la balle qu'il tira atteint sa cible pourtant mouvante et lointaine, et le Terrible Arai Sargon n'en avait dans la bataille jusque là raté aucune. C'est par chance que Z H Chauderlot réchappait à la mort et n'eu qu'un mois de convalescence.

 
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Les héros de la glorieuse histoire marchent avec la cocarde des justes. Ces vies d’hommes exemplaires sont consignées dans des chroniques, parfois dans les bibliothèques privées ou alors dans les archives publiques, et ces archives sont ce qu'on appelle des héroïdes.
Le courage n'est plus un élément provenant de la cohérence du groupe de combat, mais s'exprime comme une valeur individuelle. La guerre n'est plus un jugement des peuples assemblés, où les plus unis brisent les plus faibles, mais un jugement de l'individu dans le combat.
En tête de colonne, Z H Chauderlot scandait : Criez ! Rugissez ! et les fantassins criaient et rugissaient. Elle scandait : Excitez le combat ! Triomphez par vos appels ! et ils excitaient leur bravoure.
L'ennemi, aligné selon la coutume de la bataille rangée, fut troublé en son rang et bientôt la fuite prit ses pieds et le faucha. La débandade était un spectacle plaisant pour les troupes de la Confédération d'Aquilie qui triomphait sans croiser le fer.

 
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La flotte béate sur terre et sur l'eau déployait des milliers d'engins martiaux à l'épreuve des éléments. Oui, ce peuple savait triompher, mieux que des hommes, des lois que dictaient la nature. Jamais ceux des îles ne plantèrent de céréale, ou se courbèrent pour les travaux des champs, ou poussèrent des charrues pour retourner la terre. Pas même les manches de faux n'occupèrent leurs mains, ni les cabines des engins motorisées firent fléchir leurs genoux pour y monter. Des marchandises qu'on achète et qu'on vend à un prix plus fort (ou un prix égal lorsqu'on cherche à tisser de nouveaux liens commerciaux), le peuple béate faisait travail. Il rassemblait ainsi des collections fabuleuses de biens, de pigments, de drogues, de métaux, de tissus maillés habillement, des graines de plantes fabuleuses, des secrets d'Assal, même. Le peuple béate, fort des travaux de tous les peuples assemblés, ainsi pu fabriquer des engins pour aller sur la terre, sous la mer, et au-delà.
Z H Chauderlot, dès l'aube voyait sur les terres Chauderlot se courber les paysans pendant les récoltes, et les ailes des moulins dans les airs tourner pour concasser le grain, ou séparer les épis, ou tirer l'eau des nappes phréatiques qui étaient en grand nombre. Z H Chauderlot fut pilote d'un aéroplane béate, car elle s'allia à leur cause dans les tumultes, et pu abattre de ses deux mitrailleuses plusieurs appareils hueïtes avant d'être descendue à son tour. Les mitrailleuses bénéficiaient des nouveaux systèmes d'engagement des bandes de cartouches qui réduisaient les problèmes d'enrayement, ainsi que des systèmes de refroidissement par l'air plus efficaces. La Confédération aquilienne bénéficia grandement des alliances béates, et fourni d'habiles pilotes aux machines volantes.

 
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En quittant les terres du château Chauderlot pour s'engager d'abord en franc-tireur puis devenir sous-officier d'une unité de marche, Z H Chauderlot voulait nouer son héroïsme et sa valeur aux forces supérieures qui animent les grandes causes. Lassée des terres Chauderlot exempts de la menace lors de la Première Guerre Pénéene, elle les quitta. Ce fut la première héroïde, où elle éprouva a plusieurs reprises l'amour et le sublime lors d'événements intenses et mystiques. Z H Chauderlot pu entrevoir les puissances qui ravit l'égo et donnent la félicité. L'illumination, l’émerveillement est l'apanage des saints et des ceux dont l'histoire mérite d'être contée. Ils ont en commun d'avoir été témoins du sublime et d'être des morts exemplaires. Z H Chauderlot guerroya du temps où c'était un jeu de princes et d'ennui que faire la guerre, et elle parcouru le monde maintes fois dans le siècle qui la vit s'animer. Et il fut qu'elle témoigna de l'apparition des aéroplanes et des bombes à gaz et des moteurs à huile, et le monde changeant en explosions de cris d'une humanité débordante. Z H Chauderlot semblait insensibles aux écrasements du temps, et on dit que son cœur se changea en os lorsque lors de la Seconde Guerre Pénéene quand mourut sur les berges du Ré le Colonel Gavin Lamoureux. Et il fut que l'organe qui envoie le sang dans le corps était changé et que les dieux bienveillants lui garantirent ainsi dans sa tristesse l'immortalité, qui durerait aussi longtemps que les cors des armées résonneraient dans les vals.

 
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La fin de la Première Guerre Pénéene laissa l'Empire ruine et croulant sous les indemnités de guerre réclamées par les pays frontaliers (à l'exception d'Assal, traître à la cause aquilienne). Impossible pour le peuple pénéen de s'acquitter d'autant d'or et de métaux, et s'il n'en fut pas ainsi, peut-être que la Seconde Guerre n'aurait pas eu lieu et s'en serait tenu aux escarmouches maritimes. Or Assal, vile ingénieuse enclavée entre la République et l'Empire, redoublait d'artifices pour tricher sur ses dûs. Et lors de la Première Guerre, quand Assal alliée de la République lui fournissait les produits de ses mines, les pièces de métaux précieux étaient rognés et les poudres coupées par les fonderies centrales. Les marchands béates découvrirent la supercherie et la monnaie aquilienne en fut dévaluée drastiquement. Assal aux poids et mesures frauduleux se tournèrent alors vers l'Empire Pénéen pour son commerce extérieur, et alors ses forces décuplèrent.
Les savants et les inventeurs de l'Empire Pénéen fuirent les terres ruinées et les vieux ateliers pour s'installer dans les fabriques enfumées d'Altar, capitale industrieuse d'Assal. Ils y développèrent la chimie et la métallurgie et des sciences diverses. L'Empire Pénéen, union d'une noble race, se payait son tribut par le sang, et chaque homme ou femme né de Pénée lui devait impôt. Ainsi les riches savants d'Assal qui accueillaient dans leurs fabriques les ingénieurs pénéens durent dédommager l'Empire en payant monceaux de nouveaux alliages robustes. Les Hauts-Conseils d'Assal virent, malgré tout, dans l'Empereur Belliqueux Boian Cassi l'éclat d'une nouvelle prospérité économique.

 
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Les périls et écueils que Z H Chauderlot s'était apprêté à affronter ne furent ceux qui la frappèrent et l'accablèrent. Cet épisode d'Héroïde prit place après la chute de la République, prodigué par ses soins (lorsqu'elle descendit avec mélancolie les marches après avoir été meurtrière d'un passé faux qui unifiait néanmoins la Nation). Le peuple avait ses rêves instillés désormais brisés, car il compris que les valeurs de la République n'étaient que miroirs et fumées. La figure sombre du Baron Ambroise Augé Fils qui retenait ses larmes, contemplant les cendres du grand œuvre de son père la renvoyait à sa propre solitude. De plus, elle désirait retrouver l'objet de son amour inachevé (par sa faute), dont les armes d'un métal commun et la tendresse la reliait. Au-delà des montagnes déesses, bien au Sud des terres qu'elle avait l'habitude de parcourir, elle atteint le pays supposé abriter Gavin Lamoureux.
(…)
Ainsi, elle partait chercher le héros cher à son cœur, et ça est une des Héroïdes.
Les déserts chauds dans leurs grain et froids dans la nuit, elle en traversa plusieurs, tous différents. Et aucun insecte ne se collait à la sueur du front, aucun reptile ne rampait sinueusement dans les dunes, ou prenait le soleil sur la roche sèche. Aucune eau ne coulait dans les canyons râpeux, seuls les orages donnaient vie aux ruches coriandre et crisse. Ces écueils, elle en faisait fit car son flanc gauche était du côté tourné vers le soleil levant et son flanc droit était chauffé par le soleil couchant. Hélas, sombres étaient le destin pernicieux. Il ne s'exprima pas, cette fois, par la folie des bêtes sauvages, mais par des poisons (sous forme de fluides non-newtoniens). Les terribles sucs allaient contaminer l'eau que bu Z H Chauderlot, et elle s'écroula bien vite frappée aux entrailles par leur glaive. Les fleurs de la pourriture flétrissaient ses organes vitaux et son ventre était teinté de noir du mal qui la consumait. Sa monture succomba au soleil avec ses entrailles sombres du poison également.
(…)
Triste et pathétique épisode, celui qui fut conté à l'instant. Il n'a même pas d'achèvement, car l'objet de la quête ne fut pas trouvé, et elle fut interrompue loin de lui.

 
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Avec clairvoyance, les bâtisseurs militaires hueïtes les avaient construites, les forteresses côtières, bastions hérissés de canons. Cependant que les assassinats des Frères d'Echenbach achevaient de semer la discorde au sein des alliances et que vacillait la République sous les pourpres des vestes retournées, Z H Chauderlot épaulée du fidèle enseigne Baltimore menaient alors des coups de main visant à affaiblir les défenses hueïtes. Les explosifs faits des poudres minérales rassemblées en proportions stœchiométriques, ils les plaçaient en quantité abondante et nuitamment dans les constructions défensives. L'ingénieur des ouvrages d'art mésestimés Corentin Mascarpone s'était vengé du long emprisonnement auquel il avait injustement été condamné en fournissant au lieutenant de demi-brigade, pilier de la Fédération, meurtrière de la République, les plans des forteresses côtières.
Car les forteresses possédaient les pièces les plus larges et tiraient des obus d'un calibre inégalé sur les navires qui n'arboraient pas les couleurs hueïtes. Si loin tiraient-elles, les routes commerciales étaient réduites à des chenaux étroits et dangereux aux larges des côtes hueïtes, et où béates, aquiliens et pénéens étaient contraints d'y faire route alors même qu'ils étaient peuples déclarés ennemis. Quant aux autres marchands, ils cessèrent d'y naviguer et de commercer. Habile blocus, habile stratégie, s'il n'y eu les actions nocturnes contre les forts canons de Z H Chauderlot et de Baltimore, enseigne fidèle. Il fallut quelques nuits pour que, un à un, les bastions volèrent en éclat avec les poudres des obus qu'ils détenaient dans leurs sainte-barbes, et leurs flammes illuminaient les détroits, et elles étaient le signal des attaques conjointes pour forcer les commodores des îles marchandes à lever leur blocus. Délice d'artificier, quel amusement ce fut d'emplir le ciel de feu durant les courtes nuits d'été ! Voici une héroïde douce de frivolité.

 
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Les troupes des mercenaires de Carnaque possédaient une cavalerie lourde formée de chevaux forts et très grands. Ils venaient de l'Empire Pénéen (en cadeau, offerts par le fébrile empereur Hamilcar Cassi) et pouvaient porter l'armure complète ainsi qu'un cavalier et toujours mener la charge au galop. Parfois les sangles de cuir lors des charges taillaient dans les chairs de l'animal et le sang coulait. Lors de l'Héroïde où Z H Chauderlot recherchait la princesse Bélide pour la guider auprès du baron Ambroise Augé Fils, elle fut tourmenté par ces cavaliers efficaces.
Bélide, ingénieuse, échappait en se soustrayant au monde du visible par un voile, déguisement habile qu'elle s'était confectionné. Ainsi elle n'était pas repérable par ses ennemis ou ses alliés, et les recherches de la demi-brigade menée par Z H Chauderlot étaient vaines. Z H Chauderlot renonça aux battues et mis pied à terre pour traquer la fuyante princesse. Elle marcha l'été auprès des cairn levés de la ligne Lémovice, et cherchait sur le sol les traces de la princesse et se dissimulait dans les anciens cotons sauvages quand passaient les voltigeurs de Carnaque, terribles cavaliers, aux armures teintées par les fleurs qui poussent dans les cotons. Z H Chauderlot était fort bien dissimulée par d'habiles dispositifs souterrains.

 
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Z H Chauderlot apprit des traces de Bélide, chaque empreinte lui enseignait ses techniques, arcanes secrètes. Ainsi les herbes ployées en cercle lui enseignait l'art de la camoufle et de la disparition. Ce fut le premier temps des apprentissages de Bélide à Z H Chauderlot. Et bientôt, Z H Chauderlot passait les lieux des cairns et la pierre résonnait des pas anciens et sa mémoire lui enseigna les minéraux desquels étaient tirés les puissants alliages métalliques des machines de guerre. Ce fut le second temps des apprentissages de Bélide à Z H Chauderlot. Et bientôt, lorsque les huit jours dans les cairns étaient révolus, les pistes de Bélide la guidèrent vers les bastions et forts et villes fortifiées dont les grands portails restaient ouverts (au moins le jour) pour les marchands ambulants et les gens des routes. Ainsi Z H Chauderlot revint vers la ville, et elle rappela ses troupes pour la faire fouiller. La demi-brigade se sépara en groupes de deux hommes qui questionnèrent les gérants de tavernes, de salon de thé, d'auberges, les commerçants de biens alimentaires, les armuriers, les forgerons, les maquerelles, les maquignons, les bergers, les prêteurs, les tisserands, les couturières, les mercenaires, les maître-d'armes, les vétérans, les politiciens, les fonctionnaires-bureaucrates et les vendeurs de bois. Mais Bélide échappait aux recherches car les nombreux bâtiments de la ville offraient nombreuses cachettes. Alors Z H Chauderlot apprit à entrer dans les lieux là où c'était interdit de pénétrer, et descellait les portails. Ce fut le troisième temps des apprentissages de Bélide à Z H Chauderlot. Et lorsqu’elle l'eu achevé, la Princesse Bélide se révéla à ses yeux, sous le voile tissé bleu mais transparent de ses artifices ; et Z H Chauderlot pu alors lui transmettre un message.
C'est l'Héroïde des enseignements directs, où l'apprentissage se fait par des leçons successives données par une érudite par l'empreinte de son savoir dans des éléments divers : l'herbe pliée, la roche sonnante et les édifices érigés.

 
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Le palais du ministère de la République, lieu odieux, hôte des bureaucrates qui saignaient ce qui fut une noble œuvre au temps où elle naquit. Il fallait à présent qu'elle meurt, car elle était devenue une vilaine chose débile.
Moloch lui était apparu en rêve, et il lui dit beaucoup de choses trompeuses, à Z H Chauderlot, mais lui révéla aussi bien de choses qui étaient vraies. N'eut-elle eu le cœur pur d'un enfant céleste, elle aurait cédé aux offres célébrées du dieu belliqueux. Mais, non, Z H Chauderlot ne s'en fit pas serf, mais elle paya respect à la glorieuse Pénée, et quitta le bras de la République décrépie (aux mains du vil Comte de Baume et les Basin et leurs acolytes). Sabre au clair, elle chargea la vieille institution, menaça de ses foudres, exhorta ses fidèles à s'unifier sang par sang, langue par langue, terre par terre. La Fédération ! Fraîche d'une jeunesse nouvelle dans la bouche de laquelle naissaient les colombes. Z H Chauderlot, ennemie de la République, fut trompeusement conviée à ses geôles par les bureaucrates et tomba dans le piège qui était très évident. Alors elle s’échappa des prisons du palais du ministère, et culbuta beaucoup de fonctionnaires armés de triques qui souhaitaient la combattre ; mais aucun des frêles suppôts d'état n'avait assez de courage ou de force dans les muscles des épaules pour empêcher sa fuite. Ainsi Z H Chauderlot quitta la République aquilienne, puis la ruina, puis instaura la Fédération. Ceci se passa lors de la Troisième Guerre, quand le conflit de Nations, dragons ennemis qui se jetaient des jets de feu depuis bientôt un siècle, se consumaient en fait dans leurs propres entrailles.

 
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Après sa capture par les mercenaires Carnaques, Z H Chauderlot fut présentée à la tente du rude et équitable Lucas, chef de la phalange. Les pans des tentures sur lesquelles étaient représentées des vasques et des lauriers tombaient élégamment et les armes aux pointes de bronze (des lances desquelles chacune des deux extrémités était ferrée) étaient rangées en croix. Lucas fut frappé par les halos des œuvres invisibles qui présentaient Z H Chauderlot, car c'était ceux des héros et non des gens propriétés. Alors après quatre nuits de voyage, où on bivouaquait dans les tentes sous la garde de deux grandes femmes qui ne dormaient pas, les mercenaires firent halte à la grande ville ; celle où jadis les peuples des îles qui commerçaient encore loin de leurs territoires avaient fait bâtir une arène aux hautes parois. Et encore là, dans l'arène on combattait au moins deux fois par semaine (à sa moitié, et à son premier jour). Z H Chauderlot fut vendue aux commerçants de gladiateurs moyennant des pièces d'argent, et elle en combattit deux qu'elle tua, et sépara leurs têtes de leur corps après qu'elle les eu tué. Ces têtes, elle les jeta aux pieds des marchands qui gardaient l'arène, et la foule huant les payait bien car ils jouissaient du spectacle. Alors les marchands donnèrent à Z H Chauderlot la liberté (qu'elle n'avait jamais perdue) et elle poursuivit sa route.
Son chemin, que dictait la mission de l'Héroïde qui l'emmenait vers l'Est, la fit passer aux portes de la ville par les petites collines desséchées et aux buissons éparses du piémont où résident les serpents géants. Ces serpents vivaient là, et les villages payaient des mercenaires de toutes nations qui les tuaient et vendaient leurs dents pour les broyer et faire des médicaments. Z H Chauderlot combattit un aspic, cependant, après trois semaine de combats, nul ne fut victorieux. Alors Z H Chauderlot quitta le serpent et poursuivit sa mission. Cela se passait pendant la Seconde Guerre, quand le présent se voyait comme un prolongement conséquentiel du passé.

 
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Car enfin, la lutte de la Première Guerre Pénéene fut le moment le plus heureux de la vie de Z H Chauderlot, et la Seconde Guerre Pénéene un terrible écho ; et ses écueils plus périlleux, cependant qu'elle les traversaient, Z H Chauderlot n'en ressenti pas le fer de la jeunesse naïve qui ne désire qu'apprendre de la lutte. Et comment distinguer les regrets d'un amour jamais complètement exaucé des rêves prophétiques qui le mêlent à tant de passions ? Dans les champs, alors que l'aube réchauffait le seigle frémissant et les doigts engourdis de gel (car c'était l'automne), Z H Chauderlot se releva de ses travaux car une ombre sur le soleil lui remit en mémoire les vifs accès de bonheur tristes et pleins, des vagabondages dans les pays ravagés. Les villes en ruine où les orphelins couraient après les chevaux des dragons étaient aussi vertes que les bourgeons d'un platane au printemps.